Les Causeries d'Anna "blessures de femme"

Publié le par Anna Ghione

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Je ne veux plus de vous,

vous qui avez fait parties de cette vie à laquelle je met fin une bonne fois pour toute,

cette vie de femme fatale si belle dans le regard des autres,

pourtant dans ces habits de vieillesse il y a tant de colères,

que même ses peurs s'y trouvent coincées.

Jamais personne n'a pu voir dans ce sourire enjoleur ces traces d'hommes lâches qui ont parcouru son corps,

ces hommes fuyant cette force intérieure qui se trouve en elle,

cette force qui se sent sur sa peau,

cette odeur que tous sont venus lui sucer tant il la reconnaissait

pour se nourrir de sa saveur.

Cette peau qui s'est déchirée, gonflée, enflée, rougie, tuméfiée, saignée, si discrètement !

Saura t'on qu'un jour elle a du fuir celle qui lui a donné la vie pour cesser de se faire battre et se cacher?

Saura t'on qu'un autre jour le diable lui même lui a infligé les pires humiliations sexuels parce qu'il est faible devant tant de beauté ?

Saura t'on qu'un jeudi son corps s'est brisé en deux pour perdre la vie au dedans tant elle ne vivait plus ?

Saura t'on que jamais elle n'a osé dire sa douleur et sa volonté de s'oter la vie quand ce prince l'a rendu transparente ?

Saura t'on qu'elle n'a jamais voulu avouer sa faiblesse d'aimer d'un amour si pur, si grand, qu'elle en a oublié de se mettre dedans ,

Si l'on savait comment il est possible pour elle de ne pas pleurer même jetée à la rue, tous les hommes se dévoueraient pour  lui construire un temple.

Si tous ces mots d'amour auxquels son oreille a vibrée avaient été véritables elle serait devenue la plus grande déesse de ce monde

Si le monde savait combien elle sait comment rendre plus beau toutes les horreurs de sa vie et celles des autres ?

Je ne peux plus reconnaitre cette femme tant elle n'a pas été celle qui fallait qu'elle soit,

Je ne veux plus la rencontrer tant qu'elle enfermera en elle ses bourreaux et ses geôles

Elle a, comme beaucoup de femmes, cherché celui qui saurai être fort pour elle

Elle s'est tant fourvoyée sur ces chemins, qu'elle s'est perdue à croire aux délices d'un lendemain chaque fois repoussé

Il est enfin temps de te montrer, dans ta divinité éblouissante, toi la femme qui porte tous les savoirs qu'aucun homme ne peut vivre en son sein,

Libère toi ma déesse, Vie de tout ton saoul, laisses toi Etre dans toute ta splendeur

Que jaillisse le sang de tes lunes pour laver les péchers des hommes qui t'ont souillée

laisse les rayons de ton coeur éclairer leur chemin

De tes doigts si fins joue la mélodie des sons colorés jusqu'au confins de l'espace

pour que résonne la vibration de cet Amour que toute ta vie tu as cherché

celui caché tout au plus profond de toi et de toutes celles qui se réveilleront à elles même

et comme la terre glaise tu construiras enfin le pont de tes désirs,

pour toi et tes enfants,

il n'y a pas d'autre rive que la tienne,

seule ta terre est fertile saches le.

Et, jamais, jamais plus aucun homme ne pourra te mettre le corps à terre,

jamais plus aucune mémoire d'hommes ne saura t'atteindre car de ta puissance intérieure,

nait le plus grand secret.

Il est chaque fois honoré dans le cercle des lunes, pour toi, par toi, l'Unique...

Je t'invite à prendre possession de ma Vie car devant toi je me présente nue,

dépouillée des souffrances, frustrations, meurtrissures de toutes les femmes de la terre,

de toutes mes soeurs d'avant,

pour qu'aujourd'hui naisse en Moi le plus beau des élixirs d'Amour,

la quintessence de cette énergie féminine

sur ce royaume où je suis née

pour régner.

 

Anna Ghione

Poême à l'aube de l'énergie du féminin sacré qui est en moi

 

pour toutes les femmes

et tous les hommes en devenir de ce sacrement divin en eux

 

 

Publié dans Les Causeries d'Anna

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